Bien choisir son matériel ergonomique informatique : guide d’achat

Tensions à la nuque, gêne aux poignets, inconfort au bas du dos... Ces symptômes typiques liés au travail sur écran indiquent un besoin d'adaptation de l'espace de travail. Le matériel ergonomique informatique représente un réel investissement pour la santé au travail et la productivité pour les entreprises mais aussi pour les entrepreneurs. Optimeo vous aide à mieux comprendre pourquoi opter pour du matériel ergonomique et vous offre des conseils d’achat pour choisir l’équipement adapté à vos besoins et à vos contraintes quotidiennes.

Date de publication

Table des matières

En résumé :

  • Près de 90 % des maladies professionnelles reconnues sont des troubles musculosquelettiques. Un équipement ergonomique adapté prévient leur apparition et peut contribuer à leur résolution.
  • L’investissement dans du matériel approprié préserve simultanément la santé des collaborateurs et la performance économique de l’entreprise.
  • L’ergonomie repose sur 3 piliers complémentaires : matériel adapté + réglages personnalisés + habitudes posturales. Aucun équipement haut de gamme ne compense une utilisation incorrecte. 
  • Prioriser les investissements selon l’impact : siège, écran/support portable, souris/clavier ergonomiques, bureau assis-debout (si espace et budget disponibles).
  • Des réglages simples suffisent parfois avant tout achat : commencer par l’essentiel adapté à ses besoins réels.
  • Les réglages conditionnent l’efficacité : pieds à plat au sol, cuisses parallèles au sol, coudes à 90°, regard 20° vers le bas sur l’écran placé à un bras de distance.
  • L’aménagement doit être ajusté lors de l’installation initiale puis réévalué périodiquement, notamment en cas d’apparition de nouvelles tensions.

Pourquoi investir dans du matériel ergonomique informatique

Les risques liés au travail prolongé sur ordinateur

Le travail de bureau sur ordinateur impose des contraintes mécaniques répétées. Les troubles musculosquelettiques (TMS) se manifestent au niveau de :

  • La région cervicale 
  • La zone lombaire
  • Les articulations des poignets 
  • Les membres inférieurs. 

 

Ces douleurs ne sont pourtant pas une fatalité : l’acquisition d’un équipement ergonomique approprié peut d’une part contribuer à la prévention de ces douleurs, mais aussi à leur résolution.

Le coût réel d'un poste de travail inadapté

Au-delà de l’inconfort, un environnement de travail inadapté génère des conséquences économiques mesurables. Les douleurs chroniques entraînent une baisse de productivité au travail selon la gravité des douleurs, sans compter l’absentéisme et les arrêts de longue durée. Ces troubles affectent la performance individuelle et collective sur le long terme.

Le coût d’un arrêt maladie pour TMS (salaire maintenu, remplacement, réorganisation) dépasse largement celui de la prévention des douleurs. 

Éviter ces problèmes par un équipement adapté préserve simultanément le confort des collaborateurs et la performance économique de l’entreprise.

Les 3 piliers d'un espace de travail ergonomique

L’ergonomie au travail repose sur trois piliers complémentaires : 

  • Du matériel adapté
  • Des réglages personnalisés
  • De bonnes habitudes posturales. 

 

Aucun équipement haut de gamme ne compensera une utilisation incorrecte. Le matériel crée les conditions matérielles, les réglages ajustent l’espace de travail à la morphologie individuelle et les habitudes (pauses, alternance de positions) permettent de prévenir les douleurs sur la durée. 

La mise en place d’une démarche complète d’ergonomie et santé nécessite de considérer ces trois dimensions simultanément pour des résultats durables.

Pourquoi investir dans du matériel ergonomique informatique

1. Le siège ergonomique

Le siège est l’élément central du poste de travail. 

Trois critères essentiels déterminent sa qualité : 

  • Un soutien lombaire réglable
  • Une profondeur d’assise adaptable
  • La présence d’accoudoirs 3D ou 4D. 

 

L’erreur la plus fréquente est de privilégier le design au détriment des capacités de réglage morphologique.

Une chaise ergonomique confortable permet une position assise ergonomiquement correcte. Le dossier doit épouser naturellement la courbure du dos pour assurer le soutien de la zone lombaire

L’assise ergonomique permet de conserver une circulation sanguine optimale dans les jambes : son bord avant galbé évite la compression à l’arrière des genoux et sa profondeur ajustable s’adapte aux différentes morphologies.

En télétravail, les roulettes doivent correspondre au type de sol (parquet, moquette) et les dimensions s’adapter à l’espace disponible (même réduit !). 

2. Le bureau ergonomique assis-debout

L’alternance posturale régulière (30-45 minutes) réduit les douleurs lombaires selon les études Agarwal et al. (2018, meta-analyse) et de Cornell (Kar et al., 2019). 

L’INRS recommande quant à elle des micro-pauses de mobilité toutes les 30 minutes. 

Le bureau ergonomique assis-debout permet de travailler dans différentes positions, ce qui soulage ainsi le bas du dos et aide à lutter contre les effets de la sédentarité.

Les critères techniques pour choisir un bureau ergonomique assis-debout sont les suivants : 

  • Amplitude 60-125 cm minimum, 
  • Stabilité supérieure à 80 kg, 
  • Mémorisation de 2 à 4 hauteurs. 

 

Le système de réglage doit être facile à manipuler, idéalement électrique pour encourager les changements de position.

Attention : une utilisation incorrecte (station debout statique pendant plus de 4 heures) génère davantage de tensions musculaires.

3. La souris ergonomique

Une souris classique nécessite une pronation complète de l’avant-bras, ce qui des tensions au niveau des tendons. Une souris ergonomique verticale maintient le poignet en position neutre et améliore le confort lors du déplacement de la souris.

Les souris ergonomiques, souris sans fil ou filaire, sont conçues pour différentes morphologies.

En voici les principaux modèles :

  • Verticale : position neutre du poignet, idéale pour débuter
  • Trackball : pointeur précis sans mouvement du bras, réduit l’amplitude gestuelle
  • Centrale ambidextre : alternance main droite/gauche possible.

 

Le critère prioritaire doit être une taille adaptée à la main (mesurer pour cela la distance entre la base de la paume et le majeur). La souris peut être complétée par un tapis de souris ergonomique et un repose poignet.

4. Le clavier ergonomique

Le syndrome du tunnel carpien et les tendinites des extenseurs apparaissent généralement à cause d’un usage prolongé du clavier classique qui force l’écartement des épaules et l’extension des poignets.

Le clavier ergonomique permet d’améliorer le confort de saisie et de réduire la fatigue pendant la frappe. Un clavier adapté respecte l’utilisation naturelle du bras et limite les gestes répétitifs.

Les modèles ergonomiques se déclinent en plusieurs configurations : 

  • Le clavier split, séparé en deux parties, respecte l’alignement naturel épaules-bras
  • L’inclinaison négative ou plate évite l’extension du poignet
  • Les touches mécaniques s’ajustent selon la force de frappe individuelle. 

 

Certains modèles intègrent un pavé numérique détachable, qui permet un aménagement compact et rapproche la souris de l’axe du corps. Pour la bureautique courante, un clavier ergonomique split à membrane offre un bon compromis.

5. L'écran (ou les écrans)

Les règles ergonomiques pour l’écran sont précises :

  • Bord supérieur au niveau des yeux ou légèrement en dessous (20° maximum)
  • Distance 50-70 cm (un bras tendu)
  • Luminosité adaptée à l’ambiance.

 

Le mauvais positionnement cause davantage de fatigue visuelle que la qualité de l’équipement. 

Critères de choix d'un écran

La taille recommandée se situe entre 24 et 27 pouces pour un usage bureautique standard, avec une résolution Full HD minimum (1920×1080 pixels).

Privilégier une dalle mate plutôt que brillante pour limiter les reflets, particulièrement problématiques près des fenêtres. Selon l’INRS, l’éclairement recommandé se situe entre 300 et 500 lux pour un affichage sur fond clair, et 200 à 300 lux pour un fond sombre. 

Les paramètres de luminosité et de contraste doivent être ajustés selon l’ambiance lumineuse et évoluent avec l’âge de l’utilisateur.

Configuration double écran

Le double écran génère environ 20 à 30% de gain de productivité pour les métiers multitâches, mais augmente le risque de torticolis si la configuration est inadaptée.

La position correcte dépend de l’utilisation :

  • Usage équilibré : les deux écrans côte à côte devant soi, légèrement inclinés en arc de cercle
  • Écran principal dominant : écran principal face à soi, secondaire à 30° sur le côté dominant
  • Écran portable secondaire : l’écran fixe face à vous, le portable à proximité immédiate et à la même hauteur.

Configuration double écran

Au-delà de deux écrans, l’aménagement du poste nécessite une réflexion spécifique. Les trois écrans doivent être disposés en arc de cercle pour maintenir une distance œil-écran homogène. Cette configuration exige un plan de travail d’au moins 180 cm de largeur et 110 cm de profondeur. 

L’écran central se positionne face à l’utilisateur, les écrans latéraux formant un angle d’environ 30° de chaque côté.

Pour le travail sur ordinateur portable sans rehausseur, l’écran impose une flexion cervicale prolongée (30-60°) ce qui augmente la pression sur les disques cervicaux. 

Pour limiter le risque de douleurs, l’ajout d’un rehausseur de PC portable et d’un clavier associé à une souris externes sont indispensables pour aligner l’écran à hauteur des yeux.

6. Les accessoires ergonomiques complémentaires

Les accessoires de bureau ergonomiques complètent l’aménagement du poste de travail selon les configurations individuelles. 

Voici les équimements indispensables selon les besoins :

  • Repose pieds : nécessaire si les pieds ne touchent pas le sol après réglage du siège (personnes de moins d’1m65). Un repose pied favorise une meilleure position et circulation sanguine.
  • Support porte-documents : le porte document évite la rotation répétée de la tête lors de saisie depuis papier.  
  • Éclairage d’appoint : température 4000-5000K, évite les reflets écran anti-éblouissement.
  • Coussin lombaire : apporte un soutien additionnel pour renforcer l’assise.
  • Casque audio pour télétravail : réduit la fatigue cognitive et améliore la concentration lors de longues sessions de télétravail.

Le kit minimum pour les télétravailleurs

Un investissement ciblé suffit pour obtenir 80% des bénéfices ergonomiques sans nécessiter de transformation complète de l’habitat. 

Composition du “kit de base” :

  • Rehausseur d’ordinateur portable : élève l’écran au niveau des yeux et se plie pour le transport. 
  • Souris ergonomique : réduit immédiatement les tensions au poignet
  • Clavier externe : permet de positionner le clavier à distance optimale du corps
  • Pauses actives programmées : alarmes toutes les 30 minutes pour se lever et bouger.

 

Si le télétravail se pérennise au-delà de 3 jours par semaine, l’investissement peut évoluer :

  • À 6 mois : ajout d’un siège ergonomique adapté au type de sol du domicile
  • À 1 an : envisager un écran externe fixe (24-27″) pour compléter ou remplacer l’écran portable
  • Si espace dédié : bureau assis-debout lorsque l’espace et le budget le permettent.

Tapis de marche en télétravail : est-ce utile ?

Le tapis de marche associe un tapis roulant à faible vitesse à un bureau pour permettre de marcher tout en travaillant. Cette solution a pour objectif de réduire la sédentarité prolongée, particulièrement présente en télétravail où les déplacements naturels du bureau disparaissent.

Les bénéfices mesurés sont réels : 

  • Une marche à 1,6 km/h augmente la dépense énergétique de 100-130 kcal par heure comparé à la position assise (Torbeyns et al., 2014, British Journal of Sports Medicine). 
  • Une méta-analyse confirme une réduction du temps de sédentarité de 77 minutes par jour en moyenne (Neuhaus et al., 2014, Preventive Medicine).

 

Cependant, les limites existent. La performance sur les tâches nécessitant une motricité fine diminue de 6-9% au-delà de 2,4 km/h (John et al., 2009). L’INRS rappelle que la station debout prolongée génère également des tensions musculaires.

Comment choisir son matériel ergonomique ?

Étape 1 - Diagnostiquer les contraintes personnelles

L’analyse des contraintes individuelles marque le point de départ de toute recherche d’équipement adapté. 

Trois dimensions doivent être examinées :

  • Douleurs actuelles : localisation précise (nuque, poignets, lombaires), intensité, moment d’apparition dans la journée.
  • Type d’activité : un développeur qui travaille 8 heures par jour n’a pas les mêmes besoins qu’un commercial qui passe 2 heures de bureautique devant un écran. La fréquence d’utilisation du clavier, de la souris, et la consultation de documents papier orientent aussi les choix.
  • Morphologie : taille, longueur des bras, troubles musculosquelettiques existants. Ces données déterminent les plages de réglage nécessaires.

 

Cette recherche personnalisée permet d’identifier l’équipement informatique ergonomique le plus adapté au profil individuel.

Étape 2 - Prioriser les investissements

Un budget progressif permet d’améliorer son poste de travail par étapes, en commençant par les équipements à impact maximal :

  • Siège : utilisé 8 heures par jour pendant 8-10 ans, il représente l’investissement le plus rentable
  • Écran et support portable : prioritaire si le travail est réalisé sur ordinateur portable
  • Souris et clavier ergonomiques en cas de douleurs aux poignets
  • Bureau assis-debout si l’espace et le budget le permettent.

 

Des réglages simples suffisent parfois avant d’investir dans du matériel informatique ergonomique

Ajuster la hauteur de l’écran (pile de livres), modifier l’angle du clavier ou repositionner la souris peuvent déjà réduire les tensions. Un diagnostic professionnel identifie le maillon faible et aide à optimiser votre espace de travail sans achats superflus. Mieux vaut commencer par l’essentiel adapté à ses besoins réels, plutôt qu’accumuler des équipements mal choisis.

Étape 3 - Installer et régler correctement

Le meilleur matériel mal réglé reste inefficace. L’organisation du poste de travail et les réglages comptent autant que le choix du matériel ergonomique professionnel.

Voici les réglages critiques à vérifier :

  • Hauteur d’assise : cuisses parallèles au sol, pieds à plat
  • Soutien lombaire : calé dans le creux du bas du dos
  • Accoudoirs : épaules relâchées, coudes à 90°
  • Écran : regard orienté 20° vers le bas, distance d’un bras tendu.

 

Cette position de référence permet de travailler confortablement et de prévenir les troubles musculosquelettiques. L’aménagement du bureau doit être ajusté lors de la première installation puis réévalué périodiquement, notamment en cas d’apparition de nouvelles tensions.

Le matériel ergonomique informatique n’est pas une dépense superflue mais un investissement santé long terme dans votre bien-être informatique. Prioriser selon vos douleurs réelle et ne jamais négliger les réglages pour un confort optimal ! 

FAQ

Quel matériel ergonomique acheter en priorité ?

Le siège représente l’investissement prioritaire. Ensuite, si le travail a majoritairement lieu sur ordinateur portable, un rehausseur avec clavier et souris externes s’impose. Les autres équipements (souris ergonomique, bureau assis-debout) dépendent des douleurs spécifiques et du budget.

Comment savoir si mon poste de travail est bien réglé ?

Vérifiez ces 4 critères : pieds à plat au sol, cuisses parallèles au sol, coudes à 90° lorsque les mains sont sur le clavier, regard orienté 20° vers le bas sur l’écran. Si une seule de ces conditions n’est pas remplie, des ajustements sont nécessaires. 

Le matériel ergonomique fonctionne-t-il vraiment ?

Oui, à condition d’être bien choisi et correctement réglé. Cependant, un équipement haut de gamme mal réglé reste inefficace. L’ergonomie combine matériel adapté, réglages personnalisés et bonnes habitudes posturales.

Peut-on améliorer son poste sans investir ?

Plusieurs ajustements réduisent déjà les tensions : surélever l’écran avec des livres pour le placer à hauteur des yeux, rapprocher le clavier du bord du bureau, positionner la souris dans le prolongement de l’avant-bras et prendre des micro-pauses de mobilité toutes les 30 minutes. 

 

Sources : 

INRS – Travail sur écran, prévention des risques 

CCHST – Ergonomie au bureau – Le bureau moderne 

Preventica – Quels mobilier et aménagements ergonomiques pour le bureau ? 

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