Chaise ou fauteuil de bureau : comment bien choisir son siège de travail ?

Chaise ergonomique, fauteuil de direction, siège confort... aucune norme ne distingue vraiment une "chaise" d'un "fauteuil" de bureau. Ce qui protège le dos, ce sont les réglages réels du siège et sa conformité aux textes qui encadrent le travail sur écran. Découvrez avec Optimeo la vraie différence entre une chaise et un fauteuil de bureau et les critères à vérifier pour bien choisir et préserver votre posture.

Date de publication

Table des matières

En résumé :

  • Chaise ou fauteuil ? La différence se situe principalement au niveau de l’équipement (accoudoirs, têtière) et du prix, et non à un niveau d’ergonomie “garanti”. Seule la conformité à NF EN 1335-1 et à l’ISO 9241-5:2024 garantit un siège réellement adapté.
  • Les TMS restent la première cause de maladie professionnelle en France, avec 58 % des femmes et 51 % des hommes de 18 à 64 ans concernés selon Santé publique France.
  • 9 critères permettent de comparer deux sièges à l’achat : assise, translation, dossier, accoudoirs, têtière, mécanisme, piétement, matière et budget.
  • Un bon siège réduit certains facteurs de risque de TMS, mais ne suffit jamais à lui seul à les prévenir : il doit être correctement réglé et s’inscrire dans une organisation du travail avec des pauses et des changements de posture réguliers.

Chaise ou fauteuil : quelle est la vraie différence ?

Aucun texte réglementaire ne parle de “chaise” ou de “fauteuil” : les normes évoquent uniquement des “sièges de travail de bureau”. 

Commercialement, la chaise est compacte et sans accoudoirs ni têtière. Le fauteuil ajoute ces éléments et une assise plus large, d’où sa réputation de confort. Cette réputation n’est pas toujours fondée : un fauteuil peu réglable peut protéger moins bien le dos qu’une chaise simple mais conforme à la norme NF EN 1335-1. 

La bonne question à se poser n’est donc pas “chaise ou fauteuil ?” mais “quels réglages, et sont-ils conformes ?”

Pourquoi ce choix est important

Les TMS représentent la première cause de maladie professionnelle en France, et l’INRS les chiffre à plus de 90 % des maladies professionnelles reconnues. Leurs facteurs sont biomécaniques, mais aussi physiologiques, organisationnels et psychosociaux : le siège n’agit que sur le premier, même s’il reste souvent le seul élément du poste réellement réglable au quotidien.

Ce que dit la réglementation

Le Code du travail

L’article R.4542-9 prévoit que “le siège est, s’il y a lieu, adaptable en hauteur et en inclinaison” et qu’un repose-pieds soit fourni sur demande. Il s’agit donc plutôt d’une obligation de moyens plutôt qu’une contrainte technique stricte.

Les normes AFNOR et ISO

Plusieurs normes régissent la catégorie des sièges de travail : 

  • La norme NF EN 1335-1 fixe les dimensions et catégories de sièges de travail (catégorie A, la plus exigeante, adaptée à la majorité des morphologies)
  • L’ISO 9241-5, révisée en 2024, fixe les principes de posture pour les écrans
  • La norme NF X35-102, révisée en 2023, encadre la conception ergonomique des espaces de bureaux.

Comment comparer deux sièges ? Les critères à l'achat

1. Hauteur et profondeur de l'assise

On conseille de viser 40 à 50 cm de hauteur réglable et 38 cm de profondeur minimale, bord avant galbé, et un réglage actionnable depuis la position assise (NF EN 1335-2).

2. La translation d'assise

Certains modèles règlent la profondeur indépendamment de la hauteur via un plateau coulissant. Cette fonction n’est pas systématique mais elle devient utile au-delà d’1,80 m ou en-deçà d’1,60 m, quand la profondeur standard ne convient plus.

3. Le dossier et le soutien lombaire

Un dossier haut (environ 50 cm), inclinable, soutient les omoplates. L’ISO 9241-5 recommande que le mobilier encourage le changement de posture plutôt que d’imposer une position figée. 

Le soutien lombaire, fixe ou réglable en hauteur et en profondeur, doit bien épouser le creux du bas du dos.

4. Les accoudoirs

Les fabricants utilisent les appellations 1D à 4D (hauteur, profondeur, largeur, pivot), mais il s’agit avant tout d’un repère commercial et m marketing et non pas une norme. 

Plus le réglage est complet, plus l’angle de 90° bras/avant-bras recommandé par l’INRS est facile à obtenir. Il est donc conseillé de privilégier des accoudoirs réglables ou escamotables qui ne gênent pas le rapprochement du plan de travail.

5. La têtière

La têtière n’est pas imposée par la réglementation. Elle est utile en phases de pause mais pas adaptée à un usage continu en frappe. 

Si elle est présente, il est recommandé de vérifier qu’elle est bien réglable en hauteur : mal positionnée, elle pousse souvent la tête vers l’avant au lieu de la soutenir.

6. Le mécanisme

Ce qui compte ici, c’est l’amplitude de réglage, la qualité du mouvement et l’adéquation au poids de l’utilisateur : 

  • Contact permanent pour un usage simple
  • Synchrone ou asynchrone pour un usage prolongé ou des morphologies variées.

 

Vérifiez bien également que la tension de bascule est elle-même réglable !

7. Piétement et roulettes

Un piétement à cinq branches reste la référence en stabilité, quel que soit le poids supporté. On peut ici choisir des roulettes dures sur moquette ou souples sur sol dur, notamment en cas de déplacement fréquent entre plusieurs écrans.

8. La matière

Plusieurs matières sont disponibles lorsque l’on souhaite acheter un siège de travail : le mesh est un tissu considéré comme plus respirant que le tissu et le cuir. Ces derniers sont plus enveloppants mais retiennent la chaleur. 

Aucune matière n’est objectivement plus ergonomique qu’une autre, le choix se fait donc sur la base des préférences de chacun en matière de confort et d’esthétique !

9. Le budget

Le prix seul n’est jamais un gage de conformité en ergonomie : il vaut mieux prioriser les réglages réellement utiles (hauteur, profondeur, dossier) plutôt que le rembourrage. 

Le fournisseur doit aussi pouvoir présenter une déclaration de conformité à NF EN 1335-1. 

Un bon siège réduit certains facteurs de risque, sans suffire à lui seul. Hauteur du bureau et de l’écran, position du clavier et de la souris, gestion des documents papier, éclairage et environnement sonore comptent tout autant ! 

Au-delà du matériel, l’organisation du travail est aussi déterminante, notamment avec des micro-pauses régulières et une alternance entre position assise et debout lorsque c’est possible.

FAQ

Quelle est la vraie différence entre une chaise et un fauteuil de bureau ?

Aucune norme ne distingue ces termes : il s’agit avant tout de vocabulaire commercial (accoudoirs, têtière, prix). Seule compte la conformité à NF EN 1335-1 et la capacité du siège à être bien réglé.

Quel budget prévoir pour un siège ergonomique ?

Un siège conforme se reconnaît à l’amplitude de ses réglages, et non pas à son prix. Pour un achat en nombre, exigez une déclaration de conformité à NF EN 1335-1 et testez l’équipement en conditions réelles.

Quelle hauteur d'assise choisir ?

L’INRS recommande une plage de réglage de 42 à 51 cm avec une profondeur minimale de 38 cm pour poser les pieds à plat au sol sans pression derrière le genou.

Un siège ergonomique suffit-il à prévenir les TMS ?

Non, il doit aussi être compris et réglé et s’inscrire dans une organisation du travail avec des pauses et des changements de posture réguliers.

 

Sources : 

Offre exceptionnelle

-30% sur tout le catalogue*

Destockage avant changement de design

Offre valable sur devis jusqu’à épuisement des stocks

*Hors Opti-Coach

OFFRE DE L'ETE

20% de remise
ou
20% de produits en plus
avec le code OPTIMEO

sur le stock existant
(hors personnalisation)

Valable pour toute commande passée avant le 31/08

Achat à l'unité

Pour acheter nos produits à l’unité, rendez-vous sur le site de notre partenaire distributeur Fiducial Office Solutions.