Comment bien régler la hauteur de sa chaise de bureau ?

Mal de dos persistant, nuque raide en fin de journée, épaules contractées dès le milieu d'après-midi… Ces signes sont généralement attribués au stress ou à la fatigue, alors qu'ils ont souvent une cause bien plus concrète : une chaise de bureau mal réglée. Bonne nouvelle : c'est l'un des réglages les plus simples à corriger à son poste de travail, sans budget supplémentaire. Que vous soyez salarié.e en open space, en télétravail ou indépendant.e, Optimeo vous accompagne étape par étape pour trouver le bon réglage et, surtout, le garder dans le temps !

Date de publication

Table des matières

En résumé :

  • La hauteur d’assise est le réglage fondateur de tout poste de travail ergonomique : mal calibrée, elle génère des compensations posturales qui favorisent les maux de dos, les tensions cervicales et les TMS.
  • Le bon réglage part toujours de votre morphologie (pieds à plat, cuisses horizontales, espace de 2-3 doigts derrière le genou) puis s’ajuste par rapport au plan de travail pour obtenir des coudes à 90-135° sans hausser les épaules.
  • Un siège de bureau ergonomique bien réglé intègre aussi les accoudoirs, le support lombaire et l’inclinaison du dossier : chaque élément contribue à maintenir la courbure naturelle de la colonne vertébrale lors des longues heures de travail sur écran.
  • La meilleure posture, c’est celle qui change : alterner position assise et position debout, se lever régulièrement et varier les tâches reste indispensable même avec un fauteuil ergonomique parfaitement réglé !

Pourquoi la hauteur de siège est le premier réglage à maîtriser

En France, les troubles musculosquelettiques (TMS) représentent environ 87 % des maladies professionnelles reconnues, selon AMELI. Les postes de travail sur écran sont particulièrement concernés : une position assise prolongée, surtout mal réglée, augmente le risque de douleurs lombaires, cervicales, aux épaules et aux membres supérieurs.

Une mauvaise hauteur d’assise crée une série de compensations posturales : 

  • Les épaules se relèvent pour atteindre le clavier 
  • Le bas du dos perd sa courbure naturelle
  • L’arrière des genoux subit une compression qui finit par gêner la circulation sanguine. 

 

À l’inverse, un siège de bureau correctement réglé permet aux pieds de reposer à plat, aux cuisses d’être soutenues sans pression excessive et aux coudes de se positionner à hauteur du plan de travail. Cela a pour effet de réduire significativement les contraintes sur la colonne vertébrale et les membres supérieurs.

Le Code du travail (article R. 4542-9) impose à l’employeur de mettre à disposition un siège de travail adapté et ajustable pour tout poste sur écran : une obligation qui s’applique aussi bien en entreprise que dans le cadre d’un télétravail encadré !

Étape 1 : la morphologie, le point de départ de tout réglage

Régler sa chaise en fonction de la hauteur du bureau, cela paraît logique comme premier réglage à faire. L’INRS recommande de faire exactement l’inverse : commencer par sa morphologie, puis ajuster le reste en conséquence.

Le repère du genou debout

Avant de vous asseoir, réglez la hauteur de votre siège de bureau pour que le point le plus haut de l’assise arrive juste sous votre genou en position debout

Une fois assis.e, vos pieds doivent reposer à plat sur le sol, vos cuisses être quasi horizontales ou très légèrement inclinées vers le bas, et l’angle entre la cuisse et la jambe se situer autour de 90 à 100°. 

Le vérin pneumatique de votre chaise doit vous permettre d’atteindre ce réglage depuis la position assise. Si ce n’est pas le cas, c’est généralement le signe que le siège n’est pas adapté à votre corpulence ou à votre grande taille.

Le test des doigts derrière le genou

Une fois la hauteur approximativement réglée, vérifiez qu’il reste un espace de 2 à 3 doigts (soit environ 3 à 5 cm) entre le bord avant de l’assise et l’arrière de votre genou

Cet espace est indispensable pour ne pas comprimer le creux poplité, la zone où passent nerfs et vaisseaux : une assise trop profonde ou trop avancée finit par gêner la circulation sanguine et provoquer des fourmillements dans les jambes.

Si cet espace est impossible à obtenir malgré un réglage correct de la hauteur, le problème vient généralement de la profondeur d’assise ou du format du siège et non pas de votre réglage. 

L’INRS recommande à ce titre une profondeur d’assise minimale de 38 à 40 cm, repère issu de l’ancienne NF EN 1335-1:2000 encore cité dans ses fiches pratiques, et un rembourrage suffisant pour répartir correctement le poids du corps sans point de compression.

Étape 2 : ajustez la hauteur par rapport à votre plan de travail

Une fois votre hauteur d’assise calée sur votre morphologie, vérifiez la cohérence avec votre bureau, votre clavier et votre souris. L’objectif : que vos coudes soient fléchis entre 90 et 135° lorsque vos avant-bras reposent sur le plan de travail, épaules détendues et proches du corps.

Trois signaux qui indiquent que quelque chose est à revoir dans les réglages :

  • Vos épaules remontent pour atteindre le clavier
  • Vos poignets sont en extension forcée sur la souris
  • Vous ressentez des tensions aux cervicales ou aux avant-bras en fin de journée.

 

Ce réglage conditionne directement la prévention des douleurs aux épaules, aux cervicales et aux avant-bras qui sont des zones très sollicitées lors des longues heures passées devant un ordinateur.

Si la table de travail est trop haute, voici la marche à suivre recommandée par l’INRS :

  • Remontez légèrement votre siège ergonomique pour aligner vos coudes avec le plan de travail
  • Compensez la perte d’appui au sol avec un repose-pieds
  • Vérifiez que vos pieds reposent entièrement à plat dessus, sans tension dans les jambes.

 

Le repose-pieds n’est pas un accessoire de confort : c’est un équipement de prévention à part entière. Il doit être suffisamment large pour accueillir les deux pieds, stable, et idéalement réglable en hauteur comme en inclinaison. 

Quelle est la meilleure posture au poste de travail sur écran ?

L’INRS le précise : une posture assise maintenue de façon prolongée est considérée comme contraignante, quelle que soit sa qualité initiale.

Optimeo vous propose quelques habitudes simples à intégrer dans votre journée de travail :

  • Se lever toutes les 45 à 60 minutes, même brièvement  
  • Alterner, quand c’est possible, travail assis et travail debout grâce à un bureau assis-debout ou un support PC portable rehaussé
  • S’étirer régulièrement : quelques rotations des épaules, une extension douce du dos, un étirement des cuisses suffisent à relancer la circulation sanguine et à relâcher les tensions musculaires
  • Varier les tâches : alterner saisie au clavier, lecture, téléphone.

Réglage de votre chaise de bureau : la checklist à retenir

Gardez cette liste sous la main lors de votre prochain réglage (idéalement, debout devant votre poste avant de vous asseoir) : 

  1. Réglez l’assise juste sous le niveau du genou debout. Signal d’alerte => une fois assis.e, vous êtes sur la pointe des pieds ou vos cuisses sont fortement relevées
  2. Pieds à plat sur le sol, cuisses quasi horizontales. Signal d’alerte => vous sentez une pression sous les cuisses ou dans le bas du dos dès les premières minutes
  3. Espace de 2-3 doigts entre le bord de l’assise et l’arrière du genou. Signal d’alerte => fourmillements ou jambes lourdes en cours de journée (pensez à vérifier la profondeur d’assise)
  4. Coudes fléchis entre 90 et 135° au niveau du plan de travail, épaules détendues. Signal d’alerte => épaules qui remontent ou poignets en extension : remontez légèrement le siège et ajoutez un repose-pieds
  5. Accoudoirs juste sous les coudes, sans faire monter les épaules. Signal d’alerte => tensions aux trapèzes : abaissez-les ou escamotez-les
  6. Support lombaire dans le creux naturel du bas du dos, contact permanent avec le dossier. Signal d’alerte => vous glissez vers l’avant ou vous décollez du dossier : ajustez la profondeur ou l’inclinaison
  7. Haut de l’écran à hauteur des yeux ou légèrement en dessous. Signal d’alerte => vous levez la tête pour lire : vous allez compenser en modifiant votre assise sans vous en rendre compte.

FAQ

Quelle est la bonne hauteur d'assise pour une chaise de bureau ?

Il n’existe pas de valeur universelle : tout dépend de votre morphologie et de la hauteur de votre bureau. L’INRS recommande que vos pieds reposent à plat, vos cuisses soient quasi horizontales et vos coudes fléchis entre 90 et 135° au niveau du plan de travail. 

Faut-il obligatoirement un repose-pieds ?

Seulement si votre bureau n’est pas réglable en hauteur ou s’il est trop haut pour vous. Dans ce cas, l’INRS recommande de régler d’abord la hauteur du siège pour aligner les coudes avec le plan de travail, puis d’ajouter un repose-pieds stable et réglable pour retrouver un appui correct des pieds au sol. 

Un siège assis-genoux ou un ballon peuvent-ils remplacer une chaise de bureau ?

Ces sièges alternatifs peuvent encourager le mouvement et convenir en complément, mais ils ne remplacent pas un fauteuil de bureau ergonomique pour un usage intensif : ils s’adaptent souvent mal à la hauteur du plan de travail, n’offrent pas de vrai soutien lombaire et peuvent créer d’autres zones de pression.

Comment savoir si mon réglage actuel est correct sans faire appel à un ergonome ?

Le test rapide en quatre points : pieds à plat sur le sol, espace de 2-3 doigts derrière le genou, coudes entre 90 et 135° sans hausser les épaules, haut de l’écran à hauteur des yeux. Si l’un de ces points n’est pas satisfait, reprenez le réglage dans l’ordre : morphologie → plan de travail → accoudoirs. 

 

Sources : 


INRS — Travail sur écran : prévention des risques
INRS – Travail sur écran – Réglementation et normes 
MIST Normandie – Station assise et travail sur écran 

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